L'Ironman de Cascais par Stéphane

Plonge dans l'ambiance Ironman grâce à Stéphane, Biker bordelais !

Ça démarre fort à Cascais

Le 30 septembre, je m’élançais à l’assaut de l’ironman 70.3 à Cascais au Portugal.
Dans mon sas des -35min, près pour les 1900m de natation, la pression monte crescendo. Plus personne ne parle, chacun est dans sa bulle. Je fais le vide.

La cloche retentit (vestige d’un vieux gréement coulé au large) : départ des pros hommes et femmes, des –25′, puis mon sas, par vague d’une quinzaine.

Là, n’y a plus de questions à se poser, cela fait 3 mois que j’attends ce moment : maintenant, il faut y aller !
Les 500 premiers mètres sont toujours stressants, chacun veut prendre l’ascendant sur l’autre, ça se bouscule, ça se donne des coups…La natation ce n’est pas mon fort, je me dis juste qu’il faut que ça se passe et après on lâche les watts !

 

Swim, ride, run

Là je suis à bloc, le vélo c’est mon truc, les livraisons avec Deliveroo m’ont permis de bien borner et je vais les atomiser ! Les 50ers kilomètres sont plats, léger vent, ça roule fort. Au 60ème km, je suis à 37 km/h de moyenne, ça tourne à droite et bim, ça grimpe. Ça monte pendant 15 bornes entre 4 et 12% avec un passage magique sur le circuit automobile d’Estoril. Whaoo ! Je me fais un gros kiffe avec un concurrent Ukrainien, “vroom-vroom” on se marre comme des gamins ! Je boucle le vélo en 2H32 à 35,51km/h de moyenne.
Je pose le vélo, et maintenant il faut attraper le sac (« RED pour RUN on t’a dit », ok j’ai compris !), direction la course à pieds.

 

Le soleil tape, départ un peu poussif, dos raide et jambes lourdes mais il faut composer avec et attendre que le corps comprenne doucement. Je boucle le premier 10,5 km en 4’37/1000, un peu vite mais quand t’es bien tu ne t’écoutes pas toujours !
Le deuxième tour sera plus compliqué, je commence à sentir la fatigue, la respiration devient bruyante et le cardio s’emballe, la foulée est plus lourde, je suis plié dans les montées, les foulées se font rasantes pour compenser la montée du cardio et le chrono ne te fais pas de cadeau, il te confirme ce que tu ressens… ”t’es cramé gars !” 

 

Dernière ligne droite

Au 15ème km je me fais doubler par une concurrente qui, ça se voit, est au combat.
Ça me remotive et je décide de courir à côté d’elle, ça fait mal.
Les 2 derniers kilomètres sont très compliqués, mais voila que j’aperçois la ligne d’arrivée : je termine le semi en 1h40.

 

Je boucle cet Ironman en 4h55, épuisé mais super content.

Côté classement : 307ème sur 2 500 inscrits, 18ème sur 199 dans ma catégorie d’âge.

 

Dans 2 mois, je change de catégorie et avec mon temps je pourrais terminer 5ème de la catégorie au-dessus. Les 2 premiers sont qualifiés pour les championnats du monde, c’est très motivant pour la suite !

Deliveroo aux championnats du monde ça serait sympa, non ? 

Si vous aussi vous êtes tenté par l’aventure Ironman, c’est par ici.

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