Une saison avec les Disorderly Habits : Paul et Loïc

Durant plusieurs mois, tu pourras découvrir leur univers, l'envers du décor des courses les plus célèbres d'Europe, et surtout apprendre à les connaître !

Hello à tous les 2, depuis quand et comment vous êtes vous rencontrés ? Quand avez-vous commencé à rouler ensemble ?

Loïc : Je n’avais jamais parlé à Paul avant le podium du crit organisé à Tournus où Paul et moi avions fait respectivement premier et deuxième. Suite à une chute dans le groupe de tête de la course nous nous sommes retrouvés tous les deux en échappée et coopéré pour maintenir l’écart. On ne représentait pas les mêmes couleurs à l’époque mais on s’est tout de suite bien entendus !


Paul : Je ne sais toujours pas qui fut le plus surpris de la situation ! La conclusion de cette journée : un très bon premier contact avec « ce jeune qui appuyait fort ».

Loïc, ça fait quoi d'être le nouveau dans la team ?

L : Les Disorderly sont très soudés, donc il n'est pas forcément facile de s’intégrer au début, de découvrir chaque membre, de comprendre leurs délires de longue date, etc. Malgré cela on est tous là pour la même chose et tout le monde se soutient; donc même si je suis nouveau je sais que je peux compter sur eux et qu’ils peuvent faire de même.

Pourquoi avoir choisi de rouler en équipe ?

L : Pour les différentes courses en fixe que j’ai réalisées dans le passé je me suis souvent présenté en solo avec les couleurs du club route dont je fais partie sur Angers (l’EVAD). Mais on se rend vite compte que le cyclisme est un sport d’équipe, en amont pour les conseils et expériences de chacun, pendant la course pour les tactiques à mettre en place, mais aussi en aval pour festoyer et boire des coups bien sûr ! Le fait d’intégrer Disorderly Habits permet de « rouler » en équipe, mais également et surtout de rencontrer, apprendre, échanger, voyager, et continuer de découvrir le monde du fixe avec des gens qui aiment vraiment ça.


P : Une équipe c’est une mise en commun des moyens humains et techniques, on se conseille, on partage le matériel, les déplacements, on regroupe une somme de forces individuelles au service d’une cause plus grande : nn ne va pas plus vite mais on va plus loin !

Nous n’avons pas inventé le modèle, le pignon fixe se développe et reprend les schémas du cyclisme classique : rouler en équipe est obligatoire pour se battre à armes égales avec les plus grosses formations. Nous avons tous nos points forts, ces derniers sont différents, l’objectif est de les mettre au service du collectif pour mettre un gars sur la boite (« le podium »).

D'où vous vient ce goût de la compétition ?

L : Dans le passé je n’aimais pas trop me confronter aux autres, j’avais pour habitude de me battre contre moi-même en cyclisme artistique, discipline que j’ai dû arrêter avec la localisation de mes études car il n’y avait pas de club dédié à cette discipline.
C’est en rejoignant le club de route local et en participant aux entrainements collectifs que je me suis mis à aimer jouer et à vouloir gagner. Aujourd’hui c’est ce qui me donne envie de rouler, j’ai toujours envie de progresser pour arriver plus haut.

P : J’ai commencé par de la natation dès 8 ans, au début c’est un jeu : on veut tous être plus rapide que son pote à côté. Puis on prend goût au dépassement de soi : plus vite plus loin. Le vélo est vraiment fait pour ça : tu as toutes les clefs en main, même si c’est un sport d’équipe, la performance individuelle reste au centre de tout.

C'est quoi la course la plus importante pour vous cette saison ?

L : Le Red Hook Crit de Barcelone me semblait être une des courses les plus importantes pour moi cette saison car elle est plutôt roulante et quelque peu tactique avec les différentes épingles qu’elle comporte. Ce crit s’est malheureusement écourté pour moi lors des qualifications suite à une chute. Je me tourne donc sur le Red Hook Crit de Milan pour donner le meilleur de moi-même sur un circuit très (très) rapide.

P : La Rad Race Fixed42 à Berlin, tout d’abord parce que le format est unique : 450 partants, course en ligne, 20km d’autoroute, un sprint final de 2km. Tout cela la rend unique au monde.
Ensuite l’intérêt est aussi sportif, elle regroupe tout ce que j’aime : peu de virages et une vitesse moyenne affolante (à ce jour la course fixe la plus rapide au monde avec 48km/h de moyenne).

Comment vous préparez-vous ?

L : Je fais généralement 250 km par semaine sur route, j’ajoute à cela 50 km sur piste lors des entrainements proposés par mon club, et j’essaie toujours de faire une sortie à rythme très soutenue en fixe d’une soixantaine de kilomètres pendant la semaine.

P : Rien de bien nouveau de mon côté, je distinguerais deux périodes :
– La partie « hivernale » d’Octobre à Février. Ce n’est pas facile de se motiver sur cette période mais c’est là que se joue toute la saison. J’ai la chance d’être à 15 minutes du vélodrome de Roubaix et de sa piste Indoor de 250m, c’est un terrain d’entrainement fabuleux, ouvert tous les soirs, cela me permet de bosser du spécifique : force, vélocité, sprint… sans se geler dehors et il y a des courses régulières pendant l’hiver pour se perfectionner aux épreuves de piste !
La nouveauté : je me suis mis au Cx (Cyclocross), très à la mode dans le nord, cela permet de changer un peu et de découvrir de nouvelles sensations, c’est assez proche du Crit : 50 minutes à bloc sur un circuit technique.

– Vient ensuite la partie « estivale » de Mars à Septembre. Normalement la base physique est là, il faut alors retrouver de l’intensité pour se préparer aux RDV de l’année et cela passe par la préparation du calendrier. (Tu ne peux pas être à 100% pendant 6 mois, il faut prioriser les dates.) L’an prochain je ferais surement plus de courses sur routes et prioriserai uniquement les « gros » crit : une course/déplacement par WE pendant 3 mois c’est trop !

Que faites-vous à côté ?

L : Je suis actuellement en troisième année d’école d’ingénieur en paysage à Angers.

P : Depuis 3 ans j’occupe le poste de Responsable du Parc Wagons, pour vulgariser je gère les aspects maintenance / exploitation / sinistre du parc de la société de fret ferroviaire Europorte France à Lille, concurrent de la SNCF. Pour le moment, je croise les doigts, cela reste compatible avec mon activité annexe que représente le cyclisme, espérons que cela pourra durer !

Le mot qui décrit le mieux les Disorderly ?

P : Je dirais après une longue réflexion : « Bruyant » ! C’est toujours la sensation qui ressort quand toute l’équipe se retrouve et c’est plus que positif : nous avons après 2 ans toujours autant de choses à partager et à exprimer. J’espère que cela pourra durer encore longtemps. L’année 2018 se présente bien pour le moment, la motivation est là et malgré tout nous avons tous une pensée pour Nicolas Oury qui continue à nous accompagner à chacune des courses que nous faisons.

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