Une saison avec les Disorderly Habits : Focus sur le Red Hook de Londres

Paul de la team DH te débrief sur le Red Hook de Londres, qui cette année s'est avéré très mouvementé !
Cette course était aussi une occasion de rendre un bel hommage à Nicolas Oury #ridefornico.

Qu’est-ce que le Red Hook ? Est-il réputé plus difficile que les autres ? Comment est le parcours ?

Paul : Le Redhook c’est LA course de fixe par excellence ! Née à New-York en 2008 d’un désormais célèbre David August Trimble c’était cette année la 3ème édition Londonienne et la 25ème édition tous lieux confondus. On y retrouve tous les meilleurs du circuit fixe international qui pour certains ne courrent (en fixe) que sur ces courses.

Pour moi c’était le neuvième Redhook et la neuvième finale ! Oui, l’objectif sur ces courses, à part pour le top 10 mondiale, est bien d’arriver en finale. L’enjeu est tellement grand que les qualifications sont les courses les plus dangereuses auxquelles il m’a été donné de participer (le nouveau système de qualification à la place et non au temps a grandement arrangé cela).

Le Redhook n’est pas la course la plus rapide, ni la plus longue mais le tracé étroit, les virages et l’enjeu en font une course très éprouvante nerveusement. Le parcours n’est pas très original, les contraintes du site sont assez importantes mais il a malheureusement été très sélectif à cause de deux facteurs : l’état de la chaussée et la pluie. La crevaison fait partie de la course mais passé un certain nombre cela pousse à se poser des questions sur les moyens mis en place pour assurer le nettoyage de la piste.

Y’a-t-il eu une préparation spéciale ? Qu’a-fait chaque membre de l’équipe en terme de perf ?

P : C’est un effort de 45m où la fréquence cardiaque tourne en moyenne à 90/95% de la FC max, il faut absorber des relances et des freinages tout en restant lucide pour ne pas rater un virage. Pour se préparer même si ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable il faut s’astreindre à du fractionné (sprint en bosse, 30’/30′, …)

Côté résultats, Apolline se place 36ème de la finale fille, Pierre 25ème de la last chance et Mat n’a pas pu courir suite à une crevaison en qualif. Pour ma part après une excellente qualif (15ème) j’ai un peu sombré en finale pour finir 30ème, cela reste mon meilleur résultat sur la série mais il laisse un goût de “peut mieux faire.”

Comment était la météo ? En quoi a-t-elle impacté les perfs ?

P : La météo … comment dire … une bonne pluie anglaise de 13h à 19h. Cela nous oblige à nous adapter (pression des pneus, allure dans les virage), celui qui refuse finit par terre à la première occasion. Nous étions tous égaux face à cela mais tout le monde n’avait pas la même appréhension…il a malheureusement fallu dénombrer quelques chutes dont deux très spectaculaires chez les filles.

Le sentiment général au finish de la course ?

P : Froid et humide ! Et beaucoup de questions sur l’arbitrage et le déroulé des épreuves…passer de la rue à une course de renommée internationale n’est pas simple et on espère quelque chose de plus transparent la prochaine fois.

Sinon côté perf, un niveau qui monte de course en course et une envie de revenir en forme pour Barcelone.

Qu’avez-vous fait à Londres à part la course ?

P : Avec le trajet, le temps sur place était assez limité mais la récupération des dossards chez Oakley était une bonne occasion de visiter Londres à pied et de retrouver l’atmosphère de la ville.

Comme toujours après la course, la traditionnelle After-Party où la pression est évacuée et les dernières forces jetées dans la bataille. C’est toujours un moment agréable où tous les français (“the French corner”) se retrouvent.

C’est là même l’esprit des courses fixes, une fois redescendu du vélo la grande famille se retrouve et partage bons moment et souvenirs.

4 minutes au coeur du Red Hook :

Crédit photos : Louis Tricot
Crédit vidéo : Ivan Mudingo

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