La TCR avec Stéphane et Nelson : le bilan

Stéphane Ouaja et Nelson Trees reviennent sur la formidable aventure qu'est la Transcontinental race et te font une surprise !

Quel a été le meilleur moment pendant la course ?

Stéphane : Passer le Transfagarasan en Roumanie a été pour moi l’un des meilleurs moments de ma course, j’ai eu la chance de le monter de nuit avec la lune presque pleine et un ciel bien dégagé.
Une fois la moitié du col passée, on a une vue dégagé sur toute la vallée, on y voit la ville très loin et des groupes de personnes allumant des feux de camp tout le long de la montée.
On est au milieu des montagnes, comme dans un berceau, un mélange entre une ambiance mystique et apaisante. Pour le coup quand on est dans le mal, c’est le genre de sentiments qui nous aide à rester serein.

Nelson : Après avoir eu beaucoup de problèmes mécaniques sur la fin de la course j’avais perdu 2 places en étant coincé à attendre l’ouverture d’un magasin de vélo. Il me restait 300 kilomètres et j’ai décidé de ne plus m’arrêter et de forcer jusqu’au bout en espérant reprendre un des riders qui m’avait doublé. J’ai roulé sans arrêt mais malgré tout, alors que j’entamais la dernière montée à une dizaine de kilomètres de la fin de la course je ne le voyais toujours pas.
C’est en arrivant au sommet que je l’ai vu, qui prenait une pause. J’ai hésité un instant et je suis passé sans m’arrêter.
J’ai retrouvé ma copine à la ligne d’arrivée qui ne savait pas encore qui allait arriver premier. C’était une vraie délivrance.

Et le pire moment ?

Stéphane : Pour la Macédoine, j’avais repéré une route à travers la montagne qui me semblait bonne pour rouler à vélo, il s’est avéré que c’était un merdier sans nom, impossible à rouler, extrêmement difficile à marcher (surtout avec des chaussures avec les cales route), grosse chaleur, des insectes qui piquent, un manque d’eau…bref, environ 7 kilomètres de montée en marchant, une véritable épreuve physique et mentale.

Nelson : La fin de course a été très dure pour moi, notamment avec la même section de gravel que Stéphane. Cependant, j’ai aussi énormément souffert sur le parcours du checkpoint 2 : le Monte Grappa, l’un des cols les plus durs d’Italie. Je suis arrivé en bas du col en début d’après-midi alors qu’il faisait 35 degrés. J’avais peu de nourriture et je n’avais pas beaucoup mangé auparavant. J’étais dans le mal dès le premier kilomètre. Pour en rajouter à la douleur, deux voitures de l’organisation de la course avec des photographes m’ont suivi tout au long de la montée à prendre des photos de ma douleur.

Quel a été votre sentiment général à l'arrivée ?

Stéphane : A l’arrivée j’ai ressenti une double satisfaction, tout d’abord celle d’être allé au bout de l’aventure, le taux d’abandon en étant énorme, rien n’est joué tant qu’on a pas franchi la ligne d’arrivée, rien ne nous épargne durant cette course. Franchir la ligne d’arrivée nous libère du « fardeau » de la course. On sait que la peine et la douleur endurées pendant une dizaine de jours vont s’atténuer.
Puis la satisfaction également d’avoir pu rentrer dans le top 10 ! Je trouve ça plutôt cool d’avoir sa photo sur le site de la course, c’est quelque chose à laquelle seul les 10 premiers ont droit, même si je pense que tout le monde le méritent.

Nelson : J’ai surtout eu un énorme sentiment de soulagement. Après avoir détruit la jante de ma roue avant, déchiré un pneu arrière et d’innombrables crevaisons je pensais ne jamais y arriver.
Après réflexion, j’étais un peu déçu de perdre ma 5ème place mais c’est ça la Transcontinentale, c’est un énorme défi où rien n’est sûr, même à quelques kilomètres de la fin.

Quelles conclusions tirez-vous de cette édition ?

Stéphane : Cette édition m’a permis de pousser encore un peu plus mes limites, je pense être dans une phase de progression et avec cette 3ème édition en poche, je prends un peu plus d’expérience et d’assurance pour le futur.
C’est aussi une course qui me rappelle chaque année de garder les pieds sur terre car tout peut basculer d’un instant à l’autre.

Nelson : D’un point de vu performance, j’ai été plus fort cette année, mais surtout plus efficace. J’ai encore réussi à repousser ma capacité à souffrir. J’arrivais à fonctionner avec seulement 3h de sommeil par jour et sans prendre de vraies pauses repas. J’ai enfin atteint les 400 kilomètres par jour.
J’ai ensuite perdu tout le temps que j’ai gagné à cause de problèmes mécaniques et d’un tracé peu efficace. J’avais eu seulement 3 jours pour préparer ma course en rentrant du Kyrgyzstan et j’ai payé ce manque de préparation.

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septembre 20, 2017

La TCR 2017 avec Nelson et Stéphane !

septembre 20, 2017

Nelson Trees au coeur de la Transcontinental

Crédits photos : Nelson Trees par Lian Van Leeuwen et Stéphane Ouaja par James Robertson