Une saison avec les Disorderly Habits : Apolline et Louis

La team Disorderly Habits est une racing team mais avant tout un studio de création où les concepts sont rois et les histoires fortes sont la base de contenus uniques et authentiques.

Il y a quelques semaines, au retour d’une course où ils avaient brillé, Nicolas Oury et Louis Legon ont eu un accident de voiture. Celui-ci a malheureusement emporté la vie de Nicolas et grièvement blessé Louis.
A l’heure où nous écrivons ces lignes, Louis se remet doucement de ses blessures.
Toute l’équipe Deliveroo pense fort à ces deux Bikers : coursiers, emblèmes de la scène du pignon fixe, deux gars au top !

Hello à tous les 2, depuis quand et comment vous êtes vous rencontrés ? Quand avez-vous commencé à rouler ensemble ?

Apolline : Hello, on se connaît depuis juillet 2015, on s’est rencontré au premier Red Hook de Londres. Louis était déjà dans l ‘équipe que j’ai intégré peu de temps après la course, c’est à ce moment que nous avons commencé à rouler ensemble.

Louis : Yo, Apo a tout dit ! Pour ma part, j’ai rencontré Ivan (ndlr : Ivan est le manager de la team) un peu avant la Rad Race de Cologne en 2015. L’équipe s’est montée petit à petit et on est arrivé tous ensemble à Londres. C’est là-bas qu’est née l’équipe et c’était le premier RHCL, que de nouveautés.

Pourquoi rouler en équipe ?

A : Quand on m’a proposé d’intégrer l’équipe je n’ai pas hésité ! Même si il y a toujours les copains sur les courses, avec une équipe c’est quand même plus rassurant. C’est aussi une fierté de porter les mêmes couleurs, on prend les décisions ensemble et on essaye tous d’apporter quelque chose à l’équipe selon ce que l’on sait faire.

L : On roule en équipe mais avant tout entre potes, c’est ça qui est vraiment cool. On est toujours là pour se soutenir, dans les courses comme dans la vie. On a aussi la chance de rouler sur du super matos, les vélos sont des tueries tout comme notre équipement et ça c’est grâce à toute l’équipe, chacun s’investit dans son petit rôle et on avance.

D’où vient ce goût de la compétition ?

A : Pour ma part, j’ai toujours fait du sport en compétition donc c’était une continuité pour moi d’essayer les courses, et cela m’a bien plu.

L : Mon père était un bon pistard à l’époque, on s’est bien tiré la bourre et ma mère s’est aussi beaucoup investie dans notre monde. Petit à petit il y a eu les premières victoires et maintenant je traverse l’Europe pour rouler avec des mecs qui viennent de partout dans le monde. On a de la chance de vivre tout ça et de faire ces rencontres.

C’est quoi la course la plus importante pour vous cette saison ?

A : Pour moi ce sera le NMC 5 à Dijon car il a lieu dans ma ville et que je suis en charge de l’organisation donc la course ne sera pas importante qu’en terme de performances.

L : La Rad Race, c’est fou de partir a 500 pour 42 km sur une grande ligne droite qui passe à la fois sur l’autoroute et en plein centre ville de Berlin. Mention spéciale également pour l’omnium du NMC, c’est presque à la maison et j’adore les courses qui innovent !

Comment vous préparez-vous ?

A : Je roule quand j’ai le temps et l’envie, je ne me force pas. Je roule sur rouleau quand il ne fait pas beau mais je préfère tout de même rouler dehors.

L : Je livre avec Deliveroo presque 5/7 jours, je fais donc entre 45 à 90 km par jour, c’est un bon entraînement. Et pendant mes jours off je vais faire quelques pancartes avec Nico qui est mon co-lloc-quipier (colloc’ et co-équipier).

Louis, selon toi quel est le point fort et le point faible d’Apolline / Apolline, même question.

A : Je pense que Louis est très franc et n’hésite pas à dire ce qu’il pense ce qui peut être un défaut mais aussi une qualité selon les situations, sinon il est très drôle et ne tient pas compte de ce que les gens pensent de lui ce qui apporte toujours une bonne ambiance dans l’équipe.

L : Haha je pourrais dire la même chose. On est tous dans la même énergie donc forcément ça marche bien.

Apolline, ça fait quoi d’être la seule fille dans une team de mecs ? / Louis, c’est comment d’avoir une fille dans son équipe ?

A : Pour moi c’est génial, je suis traitée comme une princesse.
Les gars ayant bien plus d’expérience que moi dans le vélo, je suis toujours aidée pour la mécanique. Ils me donnent beaucoup de conseils et sont toujours au complet pour m’encourager.

L : Il faut toujours avoir un peu de féminité autour de nous, elle nous apporte une autre vision. C’est aussi un peu notre petite sœur, on redouble d’énergie pour l’encourager quand c’est à son tour de monter sur le vélo.

Le mot qui décrit le mieux les Disorderly ?

A : Badass.

L : Pizza #TeamToutDroit

mai 26, 2018

mai 26, 2018

mai 26, 2018