Pierre-Henri Foucoin : un Ironman à Lanzarote

Le 22 mai dernier, Pierre-Henri l'un de nos Bikers toulousains, participait à son 1er Ironman : celui de Lanzarote, réputé pour être le plus dur.

Hello Pierre-Henri, peux-tu expliquer rapidement ce qu’est un Ironman ?

P-H.F. : Un Ironman est un triathlon XXL. Les distances sont dans l’ordre : 3,8km de nage en eau libre, 180km de vélo de route, 42,2 km de course à pied (soit un marathon).
Créé à Hawaï, à l’origine ces distances correspondaient aux distances mythiques des trois disciplines reines de l’endurance. Le but est d’enchaîner les trois sans interruption et le plus rapidement possible. Celui qui y parvient gagne le titre d’Ironman (homme de fer en anglais).
Il existe aussi des half Ironman qui correspondent aussi à la moitié de la distance précédente.

A combien d’Ironman as-tu participé ? Quel a-été celui que tu as préféré ?

P-H.F. : L’Ironman de Lanzarote était mon premier. J’ai en revanche déjà fait trois half.

Comment t’es-tu préparé pour cette course ?

P-H.F. : Comme je suis étudiant en STAPS, j’ai fait le pari d’être mon propre coach. J’ai donc mis au point mon propre planning basé sur un important volume de séances basse intensité (sorties longues) complété par une à deux séances d’haltérophilie et travail de force en salle de musculation, le tout pour un volume d’heures hebdomadaire allant de 13 à 22 heures.
Sur le plan alimentaire, j’ai suivi des phases de régime cétogène et alimentation low carbs (peu de glucides et beaucoup de lipides).
Grâce à mon activité de Biker Deliveroo, j’ai pu augmenter mon volume d’entraînement et récupérer des séances grâce aux changements de rythme dû au métier; cela permet d’éponger les muscles !

Qu’as-tu fait en arrivant à Lanzarote ?

P-H.F. : Je suis arrivé 4 jours avant la course afin de m’acclimater au vent très fort et à la chaleur type africaine. Le lundi, à Toulouse, j’ai nagé 45 min en lac, roulé allure course 1h30 et couru 45 min en enchaînement. Mardi était ma journée “avion” et j’ai pu nager 30 minutes le mercredi. Le jeudi je me suis reposé et en ai profité pour faire une reconnaissance en voiture des 180km du parcours vélo afin de mémoriser les descentes de cols. Le vendredi c’était réactivation : j’ai roulé 1h15 très lentement avec quelques sprints. Et samedi, c’était le grand jour !

Qu’est-ce qui a été le plus dur lors de cette course ? Es-tu content de ta perf ?

P-H.F. : A Lanzarote il y a 4 points qui font que cet Ironman est classé comme étant le plus dur du monde :

– le vent très violent et chaud constamment de face à vélo,
– les 2600m de dénivelé positif,
– les plus de 35 degrés sans ombre,
– le parcours marathon particulièrement difficile mentalement car il s’agit de deux allers-retours sur une même portion de 15km de long, avec un passage à chaque fois à côté de la ligne d’arrivée.

Personnellement le plus dur pour moi fut la gestion de la chaleur sur le marathon.
En effet je me suis trempé constamment d’eau sur les ravitaillements. Malheureusement de l’eau froide sur ma trifonction s’est accolé à mon ventre et le choc thermique m’a créé d’atroces colites, me provoquant un blocage de la respiration et m’obligeant à marcher sur les 10 derniers km.
Ce point est particulièrement rageant car physiquement tous les voyants étaient au vert.
J’ai terminé la course 6ème dans la catégorie 18/24 ans en 13h06 au lieu des 11h45 prévus : 1h03 en natation, 6h35 à vélo et…5h15 sur le marathon. Les temps visés en natation et vélo ont été en revanche totalement respectés.
Néanmoins je reste heureux de l’avoir terminé et j’ai pu voir les erreurs à ne plus commettre.

Quels sont les prochaines courses auxquelles tu souhaites participer ?

P-H.F. : Mon prochain objectif sera de faire l’ExtremeMan de Narbonne, qui est un format half ironman, début octobre 2017. Puis le marathon de Toulouse mi-octobre où je compte remettre en jeu mon titre de vainqueur espoir et améliorer mon temps. D’ici la je participerai à quelques triathlons et semi-marathon.

« Je tenais à remercier l’équipe Bikers Deliveroo qui m’a permis de réaliser mon plus grand rêve. Par le biais de cet Ironman j’ai aussi pu récolter 650 euros pour la lutte contre le cancer via une cagnotte participative et porter aussi les couleurs de l’association Marie Louise qui oeuvre chaque jour pour les polyhandicapés. Ma volonté première était de faire cet Ironman en l’honneur de ma mère décédée du cancer il y a 6 ans et j’ai pu le réaliser en majeur partie grâce à Deliveroo. »

Un grand bravo à Pierre-Henri pour cette belle perf et merci à lui d’avoir partager les détails de sa préparation.
Pour le suivre sur les réseaux c’est ici : https://www.facebook.com/pierrehenrifoucoinTRIATHLETE/
Pour en savoir plus sur l’association Marie Louise, c’est par là : http://www.marie-louise.org/

septembre 20, 2017

Une saison avec les Disorderly Habits : Apolline et Louis

septembre 20, 2017

Nelson Trees au coeur de la Transcontinental

mai 26, 2018